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Repères biographiques:
Né à Montpellier, il est reçu à 16 ans, à l'École polytechnique. En 1817, il rencontre Saint-Simon, le "prophète de l'industrialisme", et reste son secrétaire jusqu'en 1824.
Voulant faire de la politique une "science positive", il publie de 1830 à 1842, ses Cours de philosophie positive, qui propose une réorganisation scientifique de l'ensemble du savoir.
En octobre 1844, Comte rencontre Clotilde de Vaux, qui meurt en 1846. Le culte qu'il lui voue alors fait évoluer sa philosophie vers une "religion de l'Humanité", à laquelle il se consacrera jusqu'à sa mort.
La loi des trois états
Le positivisme d'Auguste Comte se construit autour de deux préoccupations : scientifique et politique. Comte est d'abord un rénovateur social ; et il veut fonder cette
rénovation sur des bases scientifiques.
Il n'est pas question de réformer la société en traçant un plan idéal, mais plutôt de vouloir pour elle ce qui correspond au degré d'évolution réelle
de l'humanité.
La loi essentielle de cette évolution est la "loi des trois états". Selon cette loi, l'esprit humain est théologien en sa jeunesse, métaphysicien en son adolescence et positif en sa
maturité. L'état positif est l'âge de la science. Ce qui le caractérise est le fait de renoncer à la connaissance de l'absolu (les causes premières ou finales) et de se
contenter du relatif, c'est-à-dire de l'établissement, grâce à l'observation et à l'expérience, des relations constantes entre les phénomèmes. Outre "relatif",
positif signifie également "réel", "certain" et surtout "utile" (Auguste Comte insiste sur la destination pratique des sciences). Enfin, au contraire de la métaphysique (qualifiée de
"négative"), l'esprit "positif" désigne une aptitude, non à détruire, mais à organiser.
La classification des sciences
Principaux écrits: Cours de philosophie positive (1830-1842) ; Système de politique positive (1851-1854)
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